Le Public et la politique des arts au Siècle des Lumières

Colloque international d’histoire de l’art ; Paris, 17-18-19 décembre 2009

Avec l’invention du Public, le rôle de la critique et des médias, la culture encyclopédiste, la réévaluation des valeurs du passé et la politique réformatrice qui facilite l’émergence d’un nouvel art urbain face à l’art de cour, ce sont autant de questions apparues en Europe au XVIIIe siècle que l’histoire stylistique des œuvres et des artistes, traditionnelle, ne traite guère.

Colloque international d’histoire de l’art

Paris, 17-18-19 décembre 2009

Amphithéâtre de l’INHA Galerie Colbert, 6 rue des Petits-Champs, Paris, 2e ar.

Colloque ouvert au public dans la mesure des places disponibles

Organisé par :

L’Association GHAMU (Groupe Histoire Architecture Mentalités Urbaines)

Le Centre Ledoux, l’équipe d’accueil Histoire culturelle et sociale de l’art (HiCSA) de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Avec le concours de :

La délégation aux Célébrations nationales (Ministère de la Culture et de la Communication)

La Ville de Paris

L’Institut national d’histoire de l’art (INHA)


Comité d’honneur

Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris

Madame Danièle Pourtaud, adjointe au Maire de Paris, chargée du Patrimoine

Madame Martine de Boisdeffre, Directrice des Archives de France, Secrétaire générale du Haut comité des célébrations nationales

Monsieur Jean-Claude Colliard, Président de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Madame Antoinette Lenormand-Romain, Directrice générale de l’Institut national d’histoire de l’art

Comité scientifique et d’organisation

Basile Baudez (Université Paris IV Sorbonne)

Jean-François Cabestan (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Christophe Frank (Académie d’architecture, Università della Svizzera italiana, Mendrisio)

Sophie Descat (Université de Quimper)

Christophe Henry (Centre Ledoux, Université Paris 1 Panthéon-_ Sorbonne)

Frédéric Jiméno (Comité d’histoire de la Ville de Paris)

Laëtitia Pierre (Centre Ledoux, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

Carlo Mambriani (Université de Parme)

Dominique Massounie (Université Paris 10 Nanterre)

Monique Mosser (Centre André Chastel CNRS-Université Paris IV Sorbonne & Ecole d’architecture de Versailles)

Edoardo Piccoli (Politecnico di Torino)

Antoine Picon (Ecole nationale des Ponts et chaussées & Université Harvard)

Daniel Rabreau (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Carlos Sambricio (Université de Madrid)

Letizia Tedeschi (Archivio del Moderno, Università della Svizzera italiana, Mendrisio)

Pierre Wachenheim (Université de Nancy-2)


Avec l’invention du Public, le rôle de la critique et des médias, la culture encyclopédiste, la réévaluation des valeurs du passé et la politique réformatrice qui facilite l’émergence d’un nouvel art urbain face à l’art de cour, ce sont autant de questions apparues en Europe au XVIIIe siècle que l’histoire stylistique des œuvres et des artistes, traditionnelle, ne traite guère. Du moins, les études qui se consacrent à la production artistique du siècle des Lumières, dans le champ des sciences humaines à l’université, par exemple, ne touchent que trop peu le public d’aujourd’hui, largement sous-informé de l’extrême diversité des arts au XVIIIe siècle et des mécanismes qui les réunit dans l’idée même de progrès.

Agissant parmi le public, comme amateur très averti, certes, et donneur de leçons imaginatives et morales, Diderot, critique d’art, témoigne pour ce public autant qu’il l’incite à réagir. La diffusion restreinte, par une correspondance manuscrite qu’étaient ses Salons, n’oblitère en rien – au moins au plan symbolique – ce rôle de témoin et d’incitateur du philosophe qui peut être comparé à celui des meilleurs chroniqueurs, vulgarisateurs ou théoriciens de l’esthétique de son temps. En souhaitant instrumentaliser l’histoire de l’art selon une large perspective culturelle, on peut chercher quel trait d’union favoriserait le rapprochement des sensibilités de deux périodes séparées par deux siècles et demi d’histoire : solliciter la mémoire de Diderot garantit l’ouverture qui s’impose dans un domaine qui nécessite ce faisceau des connaissances que lie la « réunion des arts ».

Il apparaît que la célébration du 250e anniversaire du premier Salon de Diderot (1759-2009) pourrait être l’occasion d’illustrer cette valeur patrimoniale de l’histoire de l’art revisitée.

Le Centre Ledoux en partenariat avec l’association GHAMU (Groupe Histoire Architecture Mentalités Urbaines), souhaite donc ouvrir ses activités à la sensibilisation du public à l’art du XVIIIe siècle, dans ce que celui-ci partage de plus nouveau avec la pensée progressiste des Lumières. Ce colloque universitaire est donc largement ouvert aux amateurs et professionnels de la culture.

Quatre grands thèmes se partagent les trois journées :

I – Autour de 1759 : micro-chronologie politico-artistique (1744-1765)

II – Formation et stratégies de carrière des artistes

III – L’imaginaire « à l’antique » et le « progrès des arts »

IV – La réception des œuvres, des projets et des polémiques artistiques

Actes :

La publication des Actes est programmée pour l’année 2010, avec le concours du GHAMU, dans le tome VIII de la collection Annales du Centre Ledoux (dir. D. Rabreau), éd. Université Paris 1 / William Blake & Co/Art et Arts, Paris-Bordeaux.