Offre de souscription – « L’Art de créer les jardins » de Narcisse Vergnaud, 1835.

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Bien que cité au XIXe siècle au côté de grands théoriciens du paysage tels William Chambers ou Jean-Marie Morel, l’architecte français Narcisse Vergnaud (1794-1848) est devenu totalement méconnu au point qu’il n’est aujourd’hui référencé que sous le nom de Nicolas Vergnaud !

Grâce à l’étude introductive – bilingue français-anglais – de Joseph Disponzio, la réédition du texte intégral de l’ouvrage théorique et pratique de Vergnaud, L’Art de créer les jardins (1835) prend tout son sens… le contexte artistique, politique, social dans lequel évolue Vergnaud quand il formule son intérêt pour le naturel et le pittoresque, son approche esthétique, sans jamais oublier les difficultés techniques inhérentes à la création d’un jardin et à son insertion dans le paysage.

• Narcisse Vergnaud : Né à Orléans le 14 juin 1794, mort à Paris le 24 mars 1848. Il est admis le 27 juillet 1816 à l’École des Beaux-Arts de Paris dans la classe d’Antoine Laurent Thomas Vaudoyer. Installé à Paris, il exerce la profession d’architecte et de créateur de jardin.

• Joseph Disponzio : Joseph Disponzio est architecte-paysagiste au département des parcs et loisirs de la ville de New York, directeur du mastère « conception du paysage » de l’université de Columbia et spécialiste américain de l’art des jardins français des XVIIIe et XIXe siècles.


Découvrez l’œuvre oubliée de l’architecte du XIXe siècle, Narcisse Vergnaud, L’Art de créer les jardins

En librairie le 8 juin 2015

Narcisse Vergnaud, L’Art de créer les jardins, juin 2015 (1ère éd. 1835, Paris), éd. Petit Génie, Saint-Nazaire.

416 pages, nombreuses planches gravées

Prix public : 32 €, souscription jusqu’au 7 juin 2015 = 26 €

ISBN : 979-10-93104-07-2

« Jacques-Germain Soufflot ou l’architecture régénérée (1713-1780) »

Le Ghamu est heureux d’annoncer la très prochaine parution des actes du colloque organisé par l’association en octobre 2013 à l’occasion du tricentenaire de la naissance de l’architecte Jacques-Germain Soufflot, et offre ici en avant-première une vue de la couverture et le sommaire !

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« Etudes offertes à Jean-Louis Harouel – Liber amicorum »

Le Ghamu vient de recevoir le bulletin annonçant la parution des Mélanges offerts au Professeur Jean-Louis Harouel.

Jean-Louis Harouel, Professeur de droit à l’Université de Panthéon-Assas (Paris II) , défenseur d’une certaine idée de l’art et de la cultura animi, spécialiste aussi de l’histoire du droit des villes a été l’un des membres fondateurs, avec Daniel Rabreau, Olivier Choppin de Janvry et Monique Mosser de notre association Ghamu en 1976.

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Stéphane CASTELLUCCIO – « Marly, art de vivre et pouvoir de Louis XIV à Louis XVI »

Résidence non officielle des rois de France, le château de Marly a été un lieu d’expérimentations architecturales. Destiné à devenir un ermitage dédié à la chasse et aux plaisirs, l’édifice a été pensé par Jules Hardouin-Mansart avec une certaine liberté dans sa construction. Il a imaginé pour celui-ci une architecture éclatée en un Pavillon royal et douze autres pavillons destinés à accueillir les invités soigneusement sélectionnés parmi la Cour. Louis XIV a ensuite aménagé son nouveau domaine dans une recherche constante de perfection visant à atteindre la beauté idéale.

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C. Marcheteau de Quinçay, « L’ancien hôtel de ville de Caen disparu en 1944, séminaire des eudistes de 1664 à 1792 »

L’ancien hôtel de ville de Caen disparu il y 70 ans est un fantôme dans la Ville ; son souvenir est encore gravé dans la mémoire des témoins et dans les Archives.
Grâce à l’exploration de nombreux fonds d’archives, ce livre largement illustré en couleur permet de redécouvrir l’histoire de ce monument et sa place dans l’urbanisme ancien de la Ville et dans son quartier.

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L. Sazatornil et F. Jiméno, « El arte español entre Roma y París (siglos XVIII y XIX) »

_ Présentation de l’ouvrage « El arte español entre Roma y París. Intercambios artísticos y circulaciòn de modelos » avec la participation des coordinateurs de l’ouvrage : Luis Sazatornil (université de Cantabria), Frédéric
Jiméno (université Paris
1 ‐ Sorbonne), Michel
Bertrand, directeur de la Casa de Velázquez, ainsi que
de Juan Manuel Bonet, directeur de l’Institut
Cervantès,

 jeudi 4 décembre 2014 à 19h30 au Colegio de España,

Cité internationale universitaire de Paris

7E, boulevard Jourdan, Paris 14e

www.colesp.org


Présentation en français, entrée libre dans la limite des places disponibles.

« El arte español entre Roma y París (siglos XVIII y XIX).
Intercambios artísticos y circulación de modelos
. », Luis SAZATORNIL, Frédéric JIMÉNO (éd.), Casa de Velázquez, Madrid, 2014.

586 pages, 17×24 cm,

Prix public : 59 €

ISBN : 978-8-4156-3669-4

En savoir plus…

Ouvrage publié avec la participation de l’Université de Cantabria, le Colegio de España à Paris et le GHAMU.

Télécharger la présentation

Mathieu LOURS, « Saint-Sulpice, l’église du Grand Siècle »

_ Plus vaste église de Paris, monument majeur du Grand Siècle et du Siècle des Lumières, l’église Saint-Sulpice n’a pourtant pas été l’objet d’études spécifiques depuis les grandes monographies publiées au début du siècle dernier.

À partir de l’étude de sources nouvelles, conservées dans des fonds privés, l’auteur retrace le long chantier (150 ans !) et les ambitions qui président à la naissance de cette architecture si particulière entre classicisme et modernisme. Saint-Sulpice apparaît comme un édifice modèle de la réforme catholique parisienne qui mobilise les plus grands artistes, peintres, sculpteurs et architectes : Gamard, Gittard, peut-être Le Vau, Oppenord, Servandoni, de Wailly, Chalgrin, Le Moyne, Slodtz, Bouchardon…

Saint-Sulpice fascine commanditaires et artistes par son extraordinaire architecture jusqu’au XIXe siècle, notamment Delacroix, et demeure un édifice clef du passage du XVIIe au XVIIIe siècle parisien.

L’ouvrage propose tout d’abord un parcours historique reprenant les étapes de la construction de l’église Saint-Sulpice, après un bilan des connaissances sur l’ancienne église qu’il remplace dans son contexte. Il se poursuit par une description de l’architecture et du décor et met en perspective la façon dont Saint-Sulpice a été érigée en modèle puis en contre-modèle à travers les siècles.


Informations pratiques

Mathieu Lours, avec la collaboration d’Henri de Rohan-Csermak, Saint-Sulpice, l’église du Grand Siècle, Paris, Picard, novembre 2014.

256 pages, 22×27 cm,

Prix public : 49 euros

ISBN : 978-2-7084-0986-6


 Voir la recension par Christophe Henry sur Histara

Philippe MAFFRE – Construire Bordeaux au XVIIIe siècle

_ La Société Archéologique de Bordeaux est heureuse de vous faire part de la parution du dernier volume de sa collection « Mémoires », Construire
Bordeaux au XVIIIe siècle – Les frères Laclotte, architectes en société (1756-1793)
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L’auteur, Philippe Maffre, est membre de la Société archéologique de Bordeaux et conservateur des Antiquité et Objets d’Art au Ministère de la Culture.

Il a soutenu en 1998 à l’université de Michel-de-Montaigne-Bordeaux III une thèse d’histoire de l’art intitulée « Les sociétés Laclotte (1756 – 1793) ».
Il était alors ingénieur au Service régional de l’Inventaire et ses recherches étaient soutenues par Jean-Claude Lasserre, ancien président de la Société archéologique de Bordeaux.

Fidèle aux buts qu’elle s’est donnés depuis l’origine, la Société archéologique de Bordeaux est heureuse de publier l’adaptation
d’un travail de recherche important contribuant à une meilleure connaissance du Bordeaux architectural familier à notre regard.


Philippe Maffre, Construire Bordeaux au XVIIIe siècle – Les frères Laclotte, architectes en société (1756-1793), Société Archéologique de Bordeaux, Bordeaux, 9 novembre 2013.

448 pages

21×27 cm

260 illustrations en couleur et en NB

ISBN 2-908175-14-2

Prix : 39€


Compte rendu par Stéphane Frioux

Pour être la publication d’une thèse d’histoire de l’art soutenue en 1998 sous la direction de Christian Taillard, l’ouvrage que vient de publier Philippe Maffre, conservateur à la Direction régionale des affaires culturelles d’Aquitaine, n’en est pas moins un remarquable livre d’histoire urbaine et sociale.

L’auteur ne relate jamais frontalement les difficultés de sa recherche, qui a été celle d’un bénédictin, sur l’œuvre de trois frères entrepreneurs, associés dans la construction de près d’une centaine de maisons bordelaises, et d’une dizaine d’opérations de spéculation et de voirie à Bordeaux durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les cartes présentées à la fin de l’ouvrage en témoignent.

S’il sait, par nature, démontrer combien ces architectes et le premier d’entre eux, Étienne Laclotte, contribuent, tout en s’adaptant aux habitudes et aux besoins locaux, aux changements stylistiques et jouent un rôle jusque-là presque insoupçonné dans la transition à Bordeaux vers un nouveau style dit « à la grecque », Philippe Maffre met également à jour leurs liens professionnels et familiaux, ainsi que le rappelle Marie-France Lacoue-Labarthe, présidente de la Société archéologique de Bordeaux, dans la préface de cet ouvrage.

On sait donc mieux, à présent, comment s’est quotidiennement construite la ville durant cette période qui fut celle des Lumières, si intense d’embellissements d’ores et déjà bien connus et consacrés, d’ailleurs, depuis le XIXe siècle. On sait donc mieux aussi, aujourd’hui, et grâce à cette minutieuse recherche, comment les réseaux familiaux, professionnels et sociaux, ont permis à ces sociétés – car il y en eut plusieurs – des trois frères, d’obtenir des commandes, de combler les vœux de leurs maîtres d’ouvrage, de copier ou d’innover au contraire, dans leurs réponses urbanistiques et architecturales à ces commandes.

C’est là une qualité essentielle de cette recherche qui, si elle s’était cantonnée à une contemplation béate et ennuyeuse des formes et des styles, sans s’ancrer dans une histoire sociale et urbaine bien plus profonde, aurait été vouée à l’échec.

L’ouvrage se divise pour ce faire en trois parties qui disent bien la méthode et les objectifs de l’auteur. La première, intitulée « Trente-sept ans d’activités en société à Bordeaux », campe le sujet en commençant par l’implantation d’une dynastie – sans suites d’ailleurs – du père, Jean Laclotte, qui entraîne ses trois fils maîtres maçons dans des formes d’associations tour à tour distinctes, confuses et parfois informes. Si la formation d’Étienne est un peu mieux connue que celle de ses frères Michel et Jean, l’organisation corporative, associative et clientéliste de leur travail est rétablie dans l’ouvrage dans toute sa complexité, faisant la part entre les relations filiales, les réseaux des compagnons et des obligés, les travaux réalisés pour d’autres architectes, les montages temporaires pour certaines opérations, et ceux plus solides en fonction des chantiers : des affaires « diversifiées », des travaux de moindre importance jusqu’à ceux que dépasse l’architecture, comme ces investissements dans le jeu de paume du cours de Tourny ou encore le théâtre Molière (p. 98-100).

La deuxième partie, intitulée « Une grande variété de constructions », s’ouvre sur les travaux réalisés pour l’Église et ses chapitres bordelais. Ce ne sont pas que des commandes de prestige, mais elles donnent de la notoriété et ouvrent à d’autres, civiles. La participation des Laclotte aux embellissements menés à Bordeaux sous l’impulsion de l’intendant Tourny est indéniable. Non contents de se greffer sur eux, les frères Laclotte les développent considérablement par des initiatives privées tels les lotissements Dumas et Mitchell, Hustin, Duplessy ; tous ces quartiers de la rue Fondaudège, de la place Dauphine et des faubourgs occidentaux de Saint-Seurin (p.147-231). On retrouve là des phénomènes d’entraînement collectif que l’initiative publique a pu susciter dans les procès de la rénovation urbaine du Bordeaux des Lumières, et qui sont toujours à l’œuvre.

Enfin, la troisième partie, intitulée « Une architecture spécifique ? », répond aux désirs de tout lecteur amoureux de la mère des arts. Mais Philippe Maffre l’amorce à dessein par des considérations bien peu artistiques. En partant, en effet, des règlements de voirie municipaux, des règles d’hygiène et de solidité, de police des édifices, des contraintes inhérentes au commerce des matériaux de toute sorte, il analyse les types d’habitat construits par les Laclotte : ces échoppes sont-elles vraiment une forme d’habitation spécifique à Bordeaux, et ces petites maisons locatives une alternative à l’habitat vertical (p. 323 sqq.) ; les maisons à entrepôt ou encore les hôtels particuliers constituent-ils des innovations, tout comme les maisons de campagne construites par les trois frères ? Il faut disserter de cela avant de s’intéresser aux éléments de décor et de second œuvre qui constituent le dernier chapitre de l’ouvrage.

En relatant, par le menu de ses sphères sociales et professionnelles, l’ascension puis l’oubli d’une génération de bâtisseurs bordelais au XVIIIe siècle, sous le « spectre honteux de la spéculation » (p. 393), Philippe Maffre sait ainsi nous faire découvrir avec un bonheur et une érudition évidente tout le plaisir et le savoir à partager que peuvent susciter les recherches qui aident à mieux comprendre la formation et l’histoire des villes. L’architecture de Bordeaux, cet héritage monumental et désormais consacré au titre du patrimoine mondial depuis 2007, ne serait rien s’il n’était associé à des formes de production finalement banales et des plus ordinaires. Cet héritage met à jour, à travers cette publication, l’indissociable lien entre les formes bâties que nous connaissons encore aujourd’hui et les modes de production qui l’ont autrefois concrétisé.

F. LEMERLE et Y. PAUWELS – Architectures de papier. La France et l’Europe (XVIe-XVIIe siècles)

_ La Renaissance et le Grand Siècle ont été l’âge d’or des traités d’architecture. D’Alberti au milieu du Quattrocento, à Claude Perrault à la fin du XVIIe siècle, ont écrit les ouvrages fondamentaux qui fixaient le nouveau langage de l’architecture « classique » en même temps que l’imprimerie leur conférait une diffusion et une efficacité encore jamais atteinte.

L’histoire de l’architecture ne peut se dispenser aujourd’hui d’une étude sur la littérature architecturale, en s’intéressant non seulement à ses auteurs, à ses contenus et à son impact sur la pratique, mais aussi aux imprimeurs, aux libraires et aux graveurs, acteurs indispensables de cette histoire que les rééditions, les traductions et les adaptations rendent internationale.

L’ouvrage s’intéresse à ces interactions fondamentales pour le développement culturel de l’Europe, en s’appuyant sur une bibliographie inédite des livres d’architecture, manuscrits et imprimés, écrits et publiés en France et en français, avec leurs sources et leurs suites internationales.


Informations pratiques

Frédérique Lemerle, Yves Pauwels, Architectures de papier. La France et l’Europe (XVIe-XVIIe siècles), Études Renaissantes, éd. Brepols, octobre 2013.

266 p., 21 x 27 cm

ISBN : 978-2-503-55020-6 – 90€

Gênes au XVIIIe siècle. Le décor d’un palais

_ Au XVIIIe siècle, au cœur d’évènements qui mettent à mal la souveraineté et le prestige de Gênes, l’aristocratie parvient à maintenir sa place économique et politique. Les palais que les familles de la noblesse de l’époque meublent et donnent à voir au public en sont la preuve incontestable : le décor installé dans ces demeures répond au décorum et à une stratégie qui vise à consolider l’établissement des familles par le moyen de l’héritage.

Le palais Spinola à Pellicceria est paradigmatique de ces stratégies. Cet ouvrage éclaire les usages que l’aristocratie fait du décor, en analysant les meubles et les objets qui le composent, sous un angle à la fois social, juridique et esthétique. Il met aussi en évidence la cohérence des collections, enjeu majeur pour les familles, contraintes potentielles pour les artistes et artisans auxquels elles passent commande.


Informations pratiques

Anne Perrin Khelissa, Gênes au XVIIIe siècle. Le décor d’un palais, Paris, INHA/CTHS, Collection L’art et l’Essai, 2013.

400 pages, 16,5 x 22 cm.

33 Euros.

ISBN : 978-2-7355-0801-3

L’ouvrage sera disponible en librairie le 24 octobre 2013.


Anne Perrin Khelissa est maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Toulouse II – Le Mirail. Ses travaux portent sur l’histoire de la production, de la consommation et de la réception des arts du décor au XVIIIe siècle. Elle a participé à l’édition intégrale des Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture (Paris, ENSBA, 2010-2013) et dirige le prochain numéro de la revue Etudes sur le XVIIIe siècle (Editions de l’université de Bruxelles).

Préface de Peter Furhing, conseiller scientifique à la Fondation Custodia.